Tout a pris une ampleur incroyable ! Tout est devenu indescriptible. Tout est devenu indéfinissable. Il n'y a pas de mot. Tout du moins, il n'y en a plus... La vie passe et te voilà parti avec elle. Tu avais le temps... On a toujours le temps... Mais nous ne le savons pas. Personne ne te juge. Personne ne te jettera la pierre. Nous aurions simplement aimé, souhaité, rêvé tout autant que toi, que tu réalises ces envies profondes. Que tu ailles au bout de tes désirs rêveurs. Parce que tu aimais refaire le monde autour d'une table et que ces discussions, à la fois profondes et légères, me manqueront. Tout comme tu me manques déjà.
Je ne réalisais pas... Mais j'ai vite compris. Me retrouvant là, debout, face à toi... Déposant cette flamme. Lumière de notre amitié écourtée. Caressant doucement ce bois, qui me séparait de toi. Laissant couler mes larmes puisque de toute façon, il m'était impossible de les retenir. Me demandant qui, de ton frère ou de moi, serrait l'autre, soutenait l'autre... Me persuadant de ce mauvais rêve qui pourtant n'est qu'une réalité cauchemardesque ! Trop de questions sans réponse... trop de pensées... trop de silences... trop de secrets...
A toi, Mathieu, parce que tu liras ces lignes, un jour... Je veux que tu puises en moi la force nécessaire. Je veux que tu gardes cette certitude de ma présence. Je veux que tu connaisses l'épanouissement de tes rêves. Je veux que tu crois en toi, en la vie... et en moi aussi...
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